Egalité Femmes-Hommes : la CDC sacrifie une génération de femmes

L’avenant au protocole d’accord sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et l’égalité des chances dans l’établissement public a été présenté pour vote au CUEP du 7 juillet 2026, la CGT a voté en faveur de ce dernier.
Néanmoins, si la CGT salue les actions positives que la direction s’engage à mettre en place dans le cadre de cet accord, il n’en demeure pas moins que les inégalités persistantes pointées par l’index 2025 ne seront aucunement corrigées par celui-ci.
En effet, dès 40 ans et ce quel que soit leur statut public ou privé, les femmes cadres sont moins payées que leurs homologues masculins et l’écart se creuse drastiquement à la cinquantaine.

Face à ce constat, la direction ne prévoit aucune mesure spécifique pour corriger ces écarts flagrants, se bornant aux mesures existantes qui certes ont prouvé leur efficacité sur les tranches d’âge inférieures mais qui montrent incontestablement leurs limites.

Ces écarts s’expliquent notamment par le choix de la direction d’exclure du processus de correction tout écart salarial inférieur à 4% car jugé non significatif ainsi que par la forte proportion de femmes ayant, dans leur carrière, opté pour un temps partiel pour des raisons familiales.

La CGT, en responsabilité, a proposé des mesures concrètes pour qu’une génération de femmes ne soit pas sacrifiée et que cette injustice cesse au sein de notre établissement public !

La CGT revendique :

  • Une prime de 500€ par an sur la période de l’accord pour l’ensemble des femmes de 40 à 60 ans
  • Une prime de 3% de PFT et l’équivalent pour l’ensemble des statuts pour toute femme ayant eu au moins 5 années de temps partiel
  • Que tout écart soit analysé et le cas échéant corrigé dès lors que ce dernier est injustifié
  • Une harmonisation sur le modèle le mieux disant du supplément familial de traitement entre les statuts publics et privés
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